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Évaluer la capacité de travail des haltérophiles par le test pressif de Stange
Résumé français de Tyazhelaya Atletika. Ezhegodnik 1982 (Moscou : Fizkultura i Sport, 1982), p. 44–47 : le texte est une paraphrase, non une traduction ; les tableaux de données sont repris intégralement avec des intitulés français.
Problème
- Les charges sont très élevées, mais la récupération est mal étudiée et les entraîneurs ne peuvent pas déceler le premier déclin fonctionnel — le début de la fatigue, de la surfatigue et du surentraînement. Les signes manifestes (malaise, léthargie, essoufflement, tension artérielle constamment élevée, réticence à l'entraînement) apparaissent tardivement.
- Les tests d'autres sports ne conviennent pas aux efforts brefs de l'haltérophilie. L'auteur a choisi le test pressif de Stange (apnée) (O. Würberg, 1953, Leipzig), qui évalue le muscle cardiaque et imite la tension du lever.
Méthode
- Procédure : inspiration maximale, apnée de 15–20 s, puis une expiration forcée de 2 s, le nez pincé, élevant brusquement la pression intrathoracique et coupant le retour veineux.
- Relevé : pression artérielle (PA) avant (indicateur 1), immédiatement après (2) et 2 min après (3). Contractilité normale : une brève chute de 5–10 mm Hg ; régulation altérée : une nette hausse systolique persistant dans la récupération.
- Calendrier et sujets : chaque semaine pendant deux mois préparatoires avec des charges sous-maximales ; test 1 avant l'entraînement, test 2 aux charges maximales. Haltérophiles de première catégorie, CMS et MS, centre d'entraînement olympique de Dnipropetrovsk.
- Cotations : excellent — la PA chute après le test 1 ou reste inchangée après le test 2 ; bon — hausse ≤ 5 mm Hg après le test 2, récupérée en 2 min ; satisfaisant — hausse de 5–7 mm Hg, récupération jusqu'à 5 min ; insatisfaisant — hausse ≥ 10 mm Hg, persistante.
Tableau. Pression artérielle moyenne (mm Hg, systolique/diastolique) sur deux mois de la période préparatoire
| N° | Athlète, grade | Catégorie de poids, kg | Test 1 (avant l'entraînement) | Test 2 (pendant l'entraînement) | Cotations | Résultat, arraché / É&J, kg | |||||
| 1 | 2 | 3 | 1 | 2 | 3 | initial | final | ||||
| 1 | V. Domnitch, 1re catégorie | 75 | 121.7/77.9 | 124.3/77.1 | 119.9/74.0 | 123.6/73.0 | 125.1/72.1 | 122.4/74.3 | Satisf. / Bon / Excellent | 115 / 145 | 0 |
| 2 | S. Iakouchev, 1re catégorie | 75 | 124.7/66.1 | 127.7/77.9 | 123.4/67.9 | 129.1/67.9 | 133.7/69.3 | 127.1/70.4 | Satisf. / Bon / Excellent | 107.5 / 140 | 110 / 145 |
| 3 | V. Eppel, 1re catégorie | 75 | 120.7/70.0 | 124.4/72.9 | 120.7/73.6 | 125.6/75.0 | 130.9/77.9 | 124.1/76.9 | Insatisf. / Satisf. / Bon | 105 / 130 | 107.5 / 135 |
| 4 | S. Kapitsa, 1re catégorie | 75 | 135.9/66.3 | 136.3/72.6 | 136.3/66.9 | 137.3/65.9 | 147.4/71.9 | 133.1/67.5 | Insatisf. / Satisf. / Bon | 105 / 135 | 105 / 135 |
| 5 | S. Radchenko, CMS | 75 | 142.7/70.7 | 139.4/71.4 | 140.4/71.7 | 141.0/71.4 | 140.0/73.6 | 136.9/75.4 | Bon / Bon | 115 / 140 | 120 / 150 |
| 6 | E. Kloussov, 1re catégorie | 60–67.5 | 121.4/69.3 | 125.6/73.4 | 118.9/68.3 | 118.4/65.6 | 122.6/76.1 | 116.4/70.4 | Bon / Satisf. / Bon | 87.5 / 120 | 95 / 135 |
| 7 | A. Patrouban, MS | 82.5 | 121.0/68.4 | 124.9/72.4 | 119.3/67.9 | 124.1/67.1 | 128.7/72.1 | 116.4/71.0 | Satisf. / Bon / Bon | 130 / 165 | 135 / 170 |
| 8 | L. Omeltchouk, CMS | 75 | 118.6/69.6 | 118.6/71.0 | 115.4/69.1 | 118.6/71.9 | 120.0/73.7 | 118.0/73.6 | Bon / Excellent / Excellent | 117.5 / 145 | 127.5 / 152.5 |
Indicateurs 1–3 définis ci-dessus. Le « 0 » final de Domnitch : pas de total (voir le texte). Marques OCR parasites après 66.9 et 71.4 supprimées.
Études de cas
- S. Kapitsa : en début de période, le test 1 a donné 130/70 → 140/75 → 135/70 (+10 mm Hg), le test 2 140/66 → 160/70 → 142/70 (+20) — les deux insatisfaisants, de même aux deux séances suivantes, bien qu'il se soit senti « bien » après les tirages et les flexions. Le plan a été corrigé ; les tests suivants ont été satisfaisants, un bon. Son total ne s'est pas amélioré, pas plus que ceux de V. V. Eppel et E. Kloussov, dont les plans n'ont pas été corrigés à temps.
- L. Omeltchouk (CMS) : charge similaire, cotations bonnes et excellentes ; +10 kg à l'arraché, +7.5 kg à l'épaulé-jeté, norme de Maître des sports atteinte.
- Les cotations correspondaient aux résultats en compétition, sauf pour V. Domnitch, qui a ouvert l'arraché à 125 kg avec un meilleur essai de 115.
Conclusions
- L'effort, l'apnée et le stress émotionnel aggravent même des troubles cardiovasculaires mineurs, et une contractilité affaiblie peut être à l'origine d'une perte de capacité de travail ; des contrôles réguliers de la PA et le test pressif aident les entraîneurs à adapter les charges à l'état de l'athlète.
- De fortes variations de la PA après le test, fréquentes chez les haltérophiles mal entraînés ou mal amenés au pic de forme, signalent la fatigue et appellent des changements immédiats du plan ou une meilleure récupération.
- Le test détecte précocement la surcharge cardiaque et aide à prévenir le surentraînement.